Québec souhaite que 45 % des nouveaux véhicules vendus soient des véhicules électriques en 2027, comparativement à 34 % actuellement.

Des chiffres beaucoup plus élevés

Le Québec a revu ses cibles d’électrification du secteur des transports en les rendant plus strictes qu’auparavant. Alors que la province avait déjà des objectifs plus élevés que le reste du Canada, les experts estiment qu’ils sont nécessaires pour accélérer la réduction des gaz à effet de serre.

Selon la proposition, le Québec exigerait que 45 % des voitures neuves vendues dans la province soient des véhicules zéro émission d’ici 2027 et 85 % d’ici 2030. Présentement, ses cibles actuelles prévoient respectivement 34 % et 65 % à ces dates alors que les cibles fédérales canadiennes sont fixées à 23 % et 60 %.

Les acteurs de cette révision prétendent que cela pourrait contribuer à réduire significativement les émissions provenant du secteur des transports, qui est actuellement responsable de 42 % des gaz à effet de serre générés au Québec.

Des amendes salées

Pour faire respecter ces nouvelles cibles, la province emploiera les grands moyens. Depuis l’annonce des premières cibles de véhicules zéro émission ​​en 2018, le Québec utilise un système qui permet aux constructeurs automobiles de recevoir des crédits en vendant ce type de voiture. Ce crédit est calculé en fonction du volume total des ventes de chaque fabricant et il peut être vendu à d’autres entreprises qui ne peuvent pas fournir suffisamment de véhicules électriques pour atteindre leur objectif.

Si un constructeur automobile ne vend pas le nombre requis de véhicules électriques et ne peut pas combler la différence en achetant des crédits auprès de concurrents, le système actuel lui impose une amende de 5 000 $. De plus, il y aura une pénalité de 20 000 $ par véhicule, ce qui rendra non rentable la vente de véhicules dans la province pour les entreprises qui peine à suivre la cadence de l’électrification.

Une bonne idée?

À l’inverse, selon le président de la Corporation des marchands d’automobiles du Québec (CCAQ), cela pourrait entraîner une hausse généralisée du prix des voitures neuves et ainsi forcer de nombreux automobilistes à garder sur la route des véhicules plus anciens et plus polluants. La CCAQ affirme que cette situation prouve la nécessité d’une norme uniforme à l’échelle du Canada puisque, pour le moment, chaque province établit ses propres règles de véhicules zéro émission en plus des mandats fédéraux.

Reste à savoir si cette annonce ira pour le mieux, ou si elle aura complètement l’effet inverse désiré. Aurons-nous une arrivée massive de véhicules électriques au Québec? Seul l’avenir nous le dira.

Avec des informations de MotorIllustrated.